Migrant en Occident : Entre galère et mendicité


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Par Anne Petey Emeline
Mis à jour le 2021-05-17 18:39:25

L´Occident est perçu par les jeunes ivoiriens comme un paradis sur terre. Cette pensée les pousse à passer par la voie illégale pour « la traversée méditerranéenne ». Nombreux sont ceux qui abandonnent tout dans l´espoir d´une vie meilleure. Mais en Occident, beaucoup ne parviennent pas à s´insérer dans la société et ceux qui y réussissent le font avec beaucoup d´obstacles.


Sans domicile fixe, on retrouve ces jeunes Ivoiriens livrés à eux-mêmes, errant dans les rues de l’Occident à la recherche d’un petit emploi pour survivre, ne disposant d’aucunes pièces d’identités.

« On les voit mendier pour se mettre quelque chose sous la dent. Ils sont considérés pour la plupart comme des animaux et jugés à la couleur de la peau », selon Timok et Kalioub dans un reportage sur Droit libre TV.

Compte tenu des complexités de la vie européenne, les migrants sont obligés de vivre dans des bicoques.

Ils se retrouvent parfois à 5 ou 10 en cohabitation illicite, se cotisent pour le loyer et la nourriture, chose extrêmement difficile avec le Smic (Salaire minimum interprofessionnel de Croissance).

Ces migrants rêvaient tous de travailler dans le Bâtiment et Travaux publics (BTP), secteur généralement composé de Noirs. Mais les choses se passent différemment.

Clissé Hamed, migrant ivoirien vivant à Paris raconte : « J’ai passé un an et demi au chômage avant de trouver du boulot. J’ai fait le métier de livreur qui ne me rapportait pratiquement rien. Une connaissance qui travaillait dans la menuiserie m’a informé que l’électronique est l’un des métiers qui rapportent le plus. Cela fait exactement 3 ans que je pratique ce métier et je gagne environ 1 627 euros, soit 1,066 million FCFA. Avec cet argent, je subviens sans difficulté à mes besoins, malgré les nombreuses taxes retirées. Je suis désormais sorti de l’auberge »

L’Organisation internationale des Migrants (OIM) a été mise en place dans le but de permettre aux rapatriés de reprendre le cours de leur vie. Car de retour au bercail, ils sont la plupart du temps rejetés par les siens.

L’OIM agit donc comme un mécène pour permettre une digne insertion sociale en s’intéressant à l’état psychologique et physique du rapatrié.

« L’OIM m’a permis d’avoir du boulot dès mon retour au pays, dans la filière Café et cacao. Aujourd’hui je suis épanouie, j’ai repris ma vie et si je devais aller en Europe, j’irai par la voie normale », raconte une migrante rapatriée.

Anne Petey

Emeline N’Dri

Marina Menzan

 

 

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