Sauver les générations futures


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Par Hyacinthe Kobenan
Mis à jour le 2021-05-14 22:43:44

Les jeunes, avec ou sans emploi, diplômés ou non, sont légion en Côte d´Ivoire. Certains exercent dans le secteur informel. D´autres survivent dans une précarité absurde.


La pauvreté, le chômage ainsi que les conditions de vie misérables et l’insécurité poussent la jeunesse ivoirienne à quitter le pays, de façon irrégulière, à la recherche de meilleures conditions de vie. Convaincus que le bonheur se trouve en occident, ces jeunes s’adonnent à la traversée de la Méditerranée, un véritable enfer.

Entassées dans des camionnettes ou coffres de voitures, les voyageurs clandestins, au péril de leurs vies, sont transportés vers les littoraux du Nord de l’Afrique. Cachés dans des forêts, sous des conditions aussi précaires que celles qu’ils tentent de fuir au pays, ils séjournent là, en attendant le jour de la traversée, sans grand-chose à se mettre sous la dent.

Dans des Zodiac montés par eux-mêmes, ces migrants sont embarqués par centaines sur des engins qui ne peuvent contenir qu’une quarantaine de personnes. Et l’espoir d’arriver sur l’autre rive ne se réalise pas à tous les coups : Lors de la traversée, certains migrants meurent de froid, d’autres de faim. Les malades sont même jetés à l’eau. Sans compter ces nombreux morts causés par des bateaux qui chavirent sous le poids de la surcharge.

  Pourtant, « on n’est mieux que chez soi », dit l’adage. La jeunesse ivoirienne doit se lancer dans l’entreprenariat et travailler dur pour s’en sortir, au lieu de courir le risque de la noyade dans la Méditerranée.

Elle doit arrêter de croire que le bonheur se trouve ailleurs. La migration irrégulière ruine le pays sur tous les plans. Sa jeunesse qui doit la bâtir voyage clandestinement vers le suicide. Vivement donc que cesse ce phénomène pour que les générations futures ne soient pas tentées de croire que le bonheur, c’est chez les autres.

Hyacinthe Kobenan

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